« Dérive » s’intéresse au mouvement et à la sensation. Chaque tableau part d’un sentiment lié à un endroit plutôt qu’à sa représentation exacte. La série s’appuie sur des environnements familiers — mer, ville, nature — mais ce ne sont pas des lieux précis, plutôt des impressions. 

Les formes se superposent, se coupent et se perdent. Des directions apparaissent, des zones calmes côtoient des zones plus denses, comme un regard qui circule sans chercher à comprendre.

La couleur est au cœur de ce travail. Les palettes varient d’un tableau à l’autre, allant de tons profonds et sombres à des couleurs plus lumineuses. L’acrylique permet de jouer sur l’opacité ou la transparence, entre ce qui s’impose et ce qui se devine. 

Le geste oscille volontairement entre maîtrise et lâcher-prise. Des tracés affirmés structurent l’espace, d’autres plus libres laissent place au hasard. Certaines formes sont décidées, d’autres accueillies en cours de route. Dériver, ce n’est pas se perdre, c’est ne pas tout verrouiller.

La série n’a pas d’ambition narrative. Il ne s’agit pas de raconter une histoire, il n’y a pas de clé de compréhension ou de lecture imposée. Chacun peut y voir un paysage, une ambiance, un souvenir. L’important, c’est ce qui se passe, en nous, quand on regarde.

Sillage - 146x96(cm)  

Acrylique sur toile - vernis satiné 

J'ai peint ce tableau en pensant à l'océan, aux sillages des bateaux, aux mouvements de l'eau.
Les formes se croisent et se mélangent comme les vagues. Parfois calmes, parfois plus agitées.

J'ai joué avec les nuances de bleu, de blanc et des touches de brun et d'ocre jaune pour créer du mouvement et de la profondeur. 

Pour moi, il raconte à la fois la complexité et l'harmonie, le désordre et l'équilibre, comme les premiers rayons de soleil après la tempête. Chacun peut y voir quelque chose de différent.

Rainforest - 116x88,5(cm)

Acrylique sur toile - vernis brillant

J'ai peint ce tableau en m'inspirant d'une forêt sous la pluie. Non pas l'image parfaite, mais les sensations qu'elle évoque : le bruit de l'eau qui ruisselle, l'odeur de la terre mouillée, le bois qui glisse. Ce sentiment d'être immergé dans une nature brute.
Les formes et les couches s'entremêlent et se chevauchent pour créer un rythme qui rappelle la traversée d'une végétation dense.

Je me suis appuyé sur une palette de verts, le contraste du blanc et du noir, et des touches d’ocre et de jaune. J'ai utilisé la transparence et l'opacité de l'acrylique, laissant apparaitre ou non les couches antérieures.
Le mouvement s’incarne dans les coulures et gestes spontanés, parfois erratiques, qui renforcent l’aspect naturel de l’ensemble.